IL tapote sur son clavier en m’écoutant d’une oreille
distraite
- « Je ne crois pas qu’on découvre les défauts de
l’autre avec le temps. Les défauts de l’autre, on les voit tout de suite, et on
les aime. C’est quand on aime plus l’autre que ses défauts deviennent
insupportables » (d’aucuns découvrent à cette occasion que je
suis bien une fille, y a que les filles pour tenir de pareilles
rhétoriques).
Il tapote, léger silence … entrecoupé du petit bruit des
touches du clavier.
- « Moi, par exemple, j’adore tes défauts »
- « Quels défauts ? Où ça des défauts ? Je
n’ai pas de défaut» (d’aucuns découvrent à cette occasion qu’IL
est bien un homme, il n’y a que les hommes pour être d’aussi mauvaise
foi)
Petit silence … entrecoupé du petit bruit des touches du
clavier dont le rythme s’est légèrement accéléré.
Un ange passe …
- « Moi, j’aime pas les faux, j’aime que les
vrais » tranche le petit bonhomme de quatre ans, dont l’oreille, pas
distraite du tout, traîne dans le coin.
Voilà, le sujet est clos : Rafaël n’aime pas la
contrefaçon …
… et sans contrefaçon, il est un garçon.