J’ai des amis.
Je sais ça vous étonne, moi aussi.
Pas juste des connaissances … des vrais amis, vraiment.
Pas tout un annuaire évidemment, mais des gens qui sont là … présents …
Et c’est tellement surprenant que chaque fois que je tape le mot « amis » sur mon clavier … c’est le mot « mais » qui apparaît, tant même mes doigts n’y croient pas.
Des amis qui m’aiment malgré tout ce que je suis.
Des amis indulgents, qui savent décoder derrière l’humour et mes grands shows bruyants, le masque que je mets pour cacher mon spleen et mes tourments.
Qui savent insister quand mon téléphone est aux abonnés absents. Qui posent les bonnes questions et m’obligent à y répondre sans faux fuyants.
Des amis qui ont sur moi un joli regard valorisant, indulgent mais exigeant, clément mais intransigeant.
Qui épongent mes peines et célèbrent mes joies.
Qui savent partager avec moi leurs cultures, leurs passions, m’expliquer leurs différences, et m’apprendre ce que je ne sais pas.
Qui acceptent mes bizarreries, mes silences, ma distance aussi parfois. Qui n’essaient pas de m’obliger à me raconter quand je m’enferme dans ma coquille, qui attendent, la main tendue, que les mots viennent jusqu’à eux. Et qui laissent la main tendue, même si je mords un peu parfois.
Qui savent mes blessures et qui n’en jouent pas.
Qui supportent tout mes défauts … tous … sans essayer de changer quoique ce soit.
Des amis qui me connaissent, et qui m’aiment malgré ça … et qui m’aiment malgré moi.
Je suis une vernie de la vie, j’ai d’ « extra-ordinaires » amis.
Je sais pas très bien dire merci, merci pour ces choses là, et je voudrais le dire ici. C'est ma façon de dire à moi que je vous aime, moi aussi.

Il parait qu’on a les amis qu’on mérite.
Mais moi j’y crois pas, moi, mes amis j’les mérite pas.