Quand le grain ...
Par Pkdille le jeudi 11 août 2005, 17:02 - Le sel de ma vie - Lien permanent
Du côté de ma famille maternelle, y a un « grain ».
Rien de véritablement très préoccupant, non, mais un « grain » quand même.
Rien de très dangereux, rien qui nécessite un internement même provisoire, non juste un léger « grain », qui peut surprendre en société, mais auquel on s’habitue très bien une fois qu’on le sait.
La légende voudrait que ce « grain » se transmette de mère en fille, mais, soyons honnête, il n’y a pas eu de garçons dans ma famille maternelle depuis des générations et des générations.
Mon frère est l’exception qui confirme la règle, mais je me dois de préciser qu’il est le seul élément masculin sur les dix petits enfants de mes grands parents maternels.
De plus, je ne suis absolument pas certaine à ce jour qu’il ne soit pas porteur du « grain » ... tout simplement parce que le dit
« grain » est assez difficile à cerner exactement quant à ses manifestations qui peuvent considérablement variées d’un élément à l’autre.
Je vais tenter de te donner un aperçu pour mieux t’expliquer ce «grain ».
Mon arrière grand-mère, par exemple, dormait la tête au pied du lit en été, parce qu’il est bien connu, qu’on a beaucoup moins chaud, les pieds sur l’oreiller.
Elle comptait systématiquement le nombre d’allumettes présentes dans les boites qu’elle achetait, car personne n’est sans savoir qu’un boite contient 100 allumettes.
Elle n’hésitait pas à faire un scandale « du diable » pour se faire compléter les boites qui, au stupeur, ne contenaient jamais le nombre voulu, et mon grand père avait à cœur de passer derrière elle rembourser les dites allumettes extorquées à grands cris par sa femme.
Elle appliquait le même raisonnement pour les boites de sucres, et comptait religieusement les morceaux de chaque paquet.
Ma grand-mère, petite fille, était affublée de cadenas miniatures à chacune des fermetures de ses vêtements, car elle avait la détestable habitude de se déshabiller tout le long du chemin la conduisant à l’école, et de semer les dits vêtements sur son passage.
Peut être avait elle peur de ne pas retrouver le chemin du retour, et à défaut de petits cailloux blancs …
Mes sœurs et moi-même avons développé une nouvelle théorie sur le « grain » qui consiste à penser qu’il s’atténue au fil des générations, et surtout, que la transmission ne serait pas inévitable (on se rassure comme on peut).
Je suis par exemple convaincue de ne pas être porteuse du «grain».
J’ai la plus part du temps un comportement tout à fait rationnel et explicable.
En tout cas, moi, je me comprends très bien, et je me trouve très cohérente dans presque toutes mes actions.
Mes sœurs en revanche, sont bien évidemment très atteintes.
L’une de mes sœurs parle aux arbres.
Bon, jusque là, rien que de très normal, moi-même je parle régulièrement à mes plantes vertes.
Non, la particularité de ma sœur, c’est que les arbres lui répondent, et qu’elle entretient avec ceux de son jardin des relations très suivies.
Mon beau-frère hésite un peu à intervenir quand elle emmène les enfants discourir avec eux … en même temps, ils vivent dans une île du pacifique, et les autochtones n’y voient rien de très surprenant, alors …
Un autre de mes sœurs dialogue avec les maisons, et bien entendu, la sienne tout particulièrement.
Elle a eu beaucoup de mal à lui faire accepter les travaux d’agrandissements nécessaires.
Mais il est vrai qu’elle aurait peut être du lui en parler avant qu’ils ne commencent au lieu de la mettre devant le fait accompli … il faut quand même savoir ménager les susceptibilités …
Tu vois, dans ma famille … y a un « grain » … un petit « grain », un léger « grain », un « grain » de rien du tout … et parfois je contemple les petits enfants de ma maman en cherchant à dénicher qui est porteur du gène familiale … car vois tu, au fond, je serais un peu triste qu’il disparaisse … parce que souvent, très sincèrement, il rend la vie bien plus jolie.
Mon frère est l’exception qui confirme la règle, mais je me dois de préciser qu’il est le seul élément masculin sur les dix petits enfants de mes grands parents maternels.
De plus, je ne suis absolument pas certaine à ce jour qu’il ne soit pas porteur du « grain » ... tout simplement parce que le dit
« grain » est assez difficile à cerner exactement quant à ses manifestations qui peuvent considérablement variées d’un élément à l’autre.
Je vais tenter de te donner un aperçu pour mieux t’expliquer ce «grain ».
Mon arrière grand-mère, par exemple, dormait la tête au pied du lit en été, parce qu’il est bien connu, qu’on a beaucoup moins chaud, les pieds sur l’oreiller.
Elle comptait systématiquement le nombre d’allumettes présentes dans les boites qu’elle achetait, car personne n’est sans savoir qu’un boite contient 100 allumettes.
Elle n’hésitait pas à faire un scandale « du diable » pour se faire compléter les boites qui, au stupeur, ne contenaient jamais le nombre voulu, et mon grand père avait à cœur de passer derrière elle rembourser les dites allumettes extorquées à grands cris par sa femme.
Elle appliquait le même raisonnement pour les boites de sucres, et comptait religieusement les morceaux de chaque paquet.
Ma grand-mère, petite fille, était affublée de cadenas miniatures à chacune des fermetures de ses vêtements, car elle avait la détestable habitude de se déshabiller tout le long du chemin la conduisant à l’école, et de semer les dits vêtements sur son passage.
Peut être avait elle peur de ne pas retrouver le chemin du retour, et à défaut de petits cailloux blancs …
Mes sœurs et moi-même avons développé une nouvelle théorie sur le « grain » qui consiste à penser qu’il s’atténue au fil des générations, et surtout, que la transmission ne serait pas inévitable (on se rassure comme on peut).
Je suis par exemple convaincue de ne pas être porteuse du «grain».
J’ai la plus part du temps un comportement tout à fait rationnel et explicable.
En tout cas, moi, je me comprends très bien, et je me trouve très cohérente dans presque toutes mes actions.
Mes sœurs en revanche, sont bien évidemment très atteintes.
L’une de mes sœurs parle aux arbres.
Bon, jusque là, rien que de très normal, moi-même je parle régulièrement à mes plantes vertes.
Non, la particularité de ma sœur, c’est que les arbres lui répondent, et qu’elle entretient avec ceux de son jardin des relations très suivies.
Mon beau-frère hésite un peu à intervenir quand elle emmène les enfants discourir avec eux … en même temps, ils vivent dans une île du pacifique, et les autochtones n’y voient rien de très surprenant, alors …
Un autre de mes sœurs dialogue avec les maisons, et bien entendu, la sienne tout particulièrement.
Elle a eu beaucoup de mal à lui faire accepter les travaux d’agrandissements nécessaires.
Mais il est vrai qu’elle aurait peut être du lui en parler avant qu’ils ne commencent au lieu de la mettre devant le fait accompli … il faut quand même savoir ménager les susceptibilités …
Tu vois, dans ma famille … y a un « grain » … un petit « grain », un léger « grain », un « grain » de rien du tout … et parfois je contemple les petits enfants de ma maman en cherchant à dénicher qui est porteur du gène familiale … car vois tu, au fond, je serais un peu triste qu’il disparaisse … parce que souvent, très sincèrement, il rend la vie bien plus jolie.

Commentaires
ce que je préfère chez toi, c'est ton "grain" d'humour
Sais-tu si tu n'as pas un frère caché ??? Personnellement, je parle à mes meubles. Non pas que je leur raconte ma vie, non, je suis pas fou, mais si par malheur je bute sur la table basse du salon, je me sens obligé de m'excuser auprès d'elle. Parce qu'il faut bien le dire, elle n'a pas fait exprès. Je ne l'ai jamais vue courir comme une folle dans le salon pour essayer de me piéger, donc je suis bel et bien le seul fautif dans la collision. C'est peut être finalement ce petit "grain" qui rend les gens attachants.
Pookie, tu as surement le "grain" puisque je t'ai adopté ... mais tant que la table basse ne te répond pas, tu peux considérer que tu n'as qu'une version atténuée ...

attachant le "grain" ? oui, tu as surement raison
Alex, je crois que nous avons ce "grain" là en commun ...
En parlant de grain, j'en ai un sacré, môa: je suis sûre d'être la seule à m'excuser quand j'éternue, rôte ou dis une grossièreté alors que je suis toute seule, chez moi, sans témoin !
Quand il fait chaud , je dort aussi la tete au pied , je parle à mes plantes d'exterieur et d'interieur , je parle aussi à mes confitures pendant que je l'ai fait , sans compter les conversations que je tiens a mon pc . Ai je un garin ? suis je atteinte ?
oupssss un GRAIN
Tu vois bien Mavie que tu es ma cousine ... je le savais bien ... tu as le "grain"
Qui n'a pas un "grain" si nous n'en avions pas,parfois nous n'avancerions pas
Bises
Ah oui,et puis cà fait toujours du grain à moudre non?
Je crois que là mon grain se manifeste
Comment se fait 'il que je fut pas invitée a cette reunion de famille alors ? je suis trop grainée ? lol
Mavie : C'est pas la même famille ... le grain c'est du côté de ma mère (le grain vient de picardie) et la réunion c'était la famille de mon père ( pas de grain de ce côté là) ...
Tu as raison Yvon, c'est le grain qui (nous) pousse !
Catwoomen, c'est un bon début, encore un effort et tu es membre de la grande fratrie des grainés
Ah bah parce que mon grain n'est pas suffisant
Attends, j'me creuse le gadin...J'va bien finir par me trouver un grain qui me vaudra mon entrée à l'académie des grainés ! J'veux mon diplôme, môa !
pour faire partie du club ?! Ben c'est pô juste,
quoi ! Faut qu'jai quoi en plus, môa ?
j'ai un grain de beauté...ç'est bon?
(c'était juste pour ajouter mon grain de sel)
Il est normal de veiller au grain quand on s'appelle Maryne.
accepterais-tu des veiller sur les miens maryne ? Parce que le pluriel est bien approprié ici, j'en ai un tas. En voici juste un petit échantillon: quand je me cogne contre un mur, un arbre, une chaise... je m'excuse auprès de l'objet, quand je mange, je préfère me garer très loin d'un endroit où je dois me rendre, même s'il y a de la place, juste histoire de marcher, je fais les questions-réponses quand je suis devant le miroir le matin : "bonjour indri, comment vas-tu, Indri ? Moi bien merci, et toi ?", même quand j'éternue: "à tes souhaits indri, merci indri, je t'en prie, indri"... et ce n'est qu'une petite partie... Euh... c'est grave docteur?
bref, j'ai oublié de dire que tout cela, ce sont des grains bien salés...
A prendre avec un grain de sel,
de riz, de blé, d’orge, de sel, de café,
de sable, de poussière, de pollen,
de beauté, de bon sens, de fantaisie, de folie…
Garder un joli grain de peau.
Se prendre un grain (un grêlon ?) sur la tête
Veiller au grain (de blé ou d'orage)
Séparer le bon grain de l'ivraie...
Sénèque le disait déjà: "Il est parfois bon d'avoir un grain de folie"
Bon ... grace à vous je réalise qu'on a tous un grain ... c'est rassurant ... en même temps, est ce propre à la communauté des bloggeurs ? est ce justement ça avoir un blog ? exprimer son "grain" ?
Mon Dieu que je me sens fade sur ce coup..je ne trouve pas mon grain .... ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn ...suis triste ...Tatie .tu m'aurais oublié dans l'hérédité ?
Ma petite Rana ... tu es un épi de grains à toi toute seule ... c'est certain ...
faut bosser dur quand meme!