J’ose pas trop en parler autour de moi, d’abord parce que c’est un peu récurrent comme syndrome, ça me prend chaque année à la même époque (peut être aussi parce que je reviens chaque année de polynésie à la même époque )
Et puis, parce qu’il faut que je reste un minimum décente quand même, je vais pas me plaindre de rentrer de vacances !

Mais … j’ai le blues
Décalage horaire … les galères au bureau … ou pleine lune … va savoir …
Je regarde les fleurs de tiaré fanées que je viens de me résigner à jeter … la pluie dehors … le froid qui m’envahi n’est pas que question de température …
Les gens sont gris ici … moroses … fanés eux aussi …
ils ont oubliés leur sourire quelque part entre leurs désillusions et le stress de la vie parisienne …

Il me manque les odeurs … les odeurs de fleurs … ça sent pas bon à Paris, c’est moi qui te le dit
Il me manque les couleurs … pas assez de bleu … pas assez de vert …
Je sais bien que dans quelques jours, j’aurais repris l’habitude de ce décor en noir et blanc … et quelque part, ça m’attriste un peu cette résignation …
Que faudrait il pour que je révolutionne ma vie, et que je choisisse la couleur …

En y réfléchissant, je me dit que j’ai toujours laissé la vie décider pour moi … rien de planifié, rien de décidé, pas subi mais juste improvisé en fonction des opportunités … des occasions saisies, pas des choix provoqués …

C’est rien … juste le Tahiti blues … ça ira mieux demain … ou la semaine prochaine