Quand pas de bol …
Par Pkdille le vendredi 28 octobre 2005, 13:58 - Le sel de ma vie - Lien permanent
Mon arrière grand père était farceur (et oui, je suis une enfant de jeunes moi … j’ai eu la chance de connaître mes arrières grands parents … enfin pas tous, mais certains) …
Quand je parle de mon arrière grand père farceur, il faut que je précise qu’il s’agit du père de la mère de ma mère, parce que des arrières grands parents, finalement, on en a pas mal …
donc là, c’est mon arrière grand père maternel, le seul que j’ai connu de ce côté-là vu que le père du père de ma mère, il est mort avant même la naissance de mon grand père …
alors je risquais pas de le connaître … (bon, pour ceux qui suivent pas, je fais parvenir un arbre généalogique sur demande …)
Mon arrière grand père donc, Papy pour les intimes, était farceur.
Je passais un mois de vacances avec lui l’été, enfin avec mes grands parents maternels chez qui il résidait.
Je suis l’aînée des petits enfants … alors j’en ai profité plus que les autres, de ses galéjades …
Il me faisait le caractère, comme on dit, il m’apprenait à prendre avec humour le fait d’être le «dindon de la farce».
Régulièrement, j’étais convoquée de bon matin dans sa chambre pour constater le méfait.
J’avais 3 ou 4 ans … guère plus … et déjà un grand sens de l’injustice.
Papy, donc, m’appelait de bon matin pour me faire constater avec fortes jérémiades, que le bol était vide !
Parce que le bol était vide, il me fallait bien le confirmer … avec consternation.
Il avait, me disait il, placer ce bol d’air la veille sur sa fenêtre, afin de s’en régaler au petit matin.
Et voilà, qu’au matin, ouvrant sa fenêtre pour le prendre, ce bol d’air, il découvrait avec amertume, que le dit bol d’air était vide.
Il ne m’accusait pas directement … non non … mais je sentais bien que les soupçons pesaient sur moi.
Je devais bien reconnaître avec lui qu’on ne pouvait suspecter ma grand-mère ou mon grand-père d’un tel forfait … Et je ne pouvais guère le soupçonner, lui, d’être suffisamment tête en l’air pour avoir bu le bol sans s’en apercevoir.
Il m’expliquait affligé, qu’il s’agissait d’un air de famille qui lui venait de ses parents, et que c’était bien embêtant qu’il ai disparu de cette façon.
Je tentais bien d’incriminer le chat, mais Papy affirmait que les chats ne boivent pas d’air, du lait ça oui, mais pas d’air … d’ailleurs «as-tu déjà vu un chat boire un bol d’air ?» il me fallait bien avouer que non, d’autant plus que je n’avais jamais réussi à voir un bol d’air plein, Papy le mettant sur sa fenêtre bien après que je sois endormie.
J’étais bien embêtée, il n’avait pas l’air de m’en tenir rigueur, mais je ne me sentais pas complètement absoute, n’ayant pas réussi à résoudre l’affaire.
L'air de rien, je me sentais bien triste de décevoir ce vieux monsieur à cheveux blancs, et de ne pas réussir à prouver mon innocence … et puis j’étais inquiète aussi, à l’idée qu’il manque d’air (même si je sais aujourd’hui, qu’il n’en manquait justement pas, d’air, mon arrière grand père !).
Je guettais sa respiration … avec appréhension … manquerait plus qu'il attrape le mal de l'air ...
J’ai bien tenté plusieurs fois de faire le guet, pour prendre le voleur d’air sur le fait, mais je m’endormais bien avant la tombée de la nuit, et je n’ai jamais réussis.
Mon arrière grand père s’est arrêté de respirer peu après … sans savoir avec certitude qui lui volait régulièrement son bol d’air, et surtout sans que j’ai réussi à prouver mon innocence.
Alors aujourd’hui, avec cette immense ouverture sur le monde qu’internet nous offre, je fais un appel à témoin : si quelqu’un à des informations, quelles qu’elles soient, sur un voleur de bol d’air sévissant dans le département de la Manche (à Carolles/mer plus précisément, non loin de Grandville) dans la fin des années soixante … merci de se faire connaître.
Parce que cette histoire pèse encore sur le cœur d’une petite fille de 3 ans accusée injustement …
Je passais un mois de vacances avec lui l’été, enfin avec mes grands parents maternels chez qui il résidait.
Je suis l’aînée des petits enfants … alors j’en ai profité plus que les autres, de ses galéjades …
Il me faisait le caractère, comme on dit, il m’apprenait à prendre avec humour le fait d’être le «dindon de la farce».
Régulièrement, j’étais convoquée de bon matin dans sa chambre pour constater le méfait.
J’avais 3 ou 4 ans … guère plus … et déjà un grand sens de l’injustice.
Papy, donc, m’appelait de bon matin pour me faire constater avec fortes jérémiades, que le bol était vide !
Parce que le bol était vide, il me fallait bien le confirmer … avec consternation.
Il avait, me disait il, placer ce bol d’air la veille sur sa fenêtre, afin de s’en régaler au petit matin.
Et voilà, qu’au matin, ouvrant sa fenêtre pour le prendre, ce bol d’air, il découvrait avec amertume, que le dit bol d’air était vide.
Il ne m’accusait pas directement … non non … mais je sentais bien que les soupçons pesaient sur moi.
Je devais bien reconnaître avec lui qu’on ne pouvait suspecter ma grand-mère ou mon grand-père d’un tel forfait … Et je ne pouvais guère le soupçonner, lui, d’être suffisamment tête en l’air pour avoir bu le bol sans s’en apercevoir.
Il m’expliquait affligé, qu’il s’agissait d’un air de famille qui lui venait de ses parents, et que c’était bien embêtant qu’il ai disparu de cette façon.
Je tentais bien d’incriminer le chat, mais Papy affirmait que les chats ne boivent pas d’air, du lait ça oui, mais pas d’air … d’ailleurs «as-tu déjà vu un chat boire un bol d’air ?» il me fallait bien avouer que non, d’autant plus que je n’avais jamais réussi à voir un bol d’air plein, Papy le mettant sur sa fenêtre bien après que je sois endormie.
J’étais bien embêtée, il n’avait pas l’air de m’en tenir rigueur, mais je ne me sentais pas complètement absoute, n’ayant pas réussi à résoudre l’affaire.
L'air de rien, je me sentais bien triste de décevoir ce vieux monsieur à cheveux blancs, et de ne pas réussir à prouver mon innocence … et puis j’étais inquiète aussi, à l’idée qu’il manque d’air (même si je sais aujourd’hui, qu’il n’en manquait justement pas, d’air, mon arrière grand père !).
Je guettais sa respiration … avec appréhension … manquerait plus qu'il attrape le mal de l'air ...
J’ai bien tenté plusieurs fois de faire le guet, pour prendre le voleur d’air sur le fait, mais je m’endormais bien avant la tombée de la nuit, et je n’ai jamais réussis.
Mon arrière grand père s’est arrêté de respirer peu après … sans savoir avec certitude qui lui volait régulièrement son bol d’air, et surtout sans que j’ai réussi à prouver mon innocence.Alors aujourd’hui, avec cette immense ouverture sur le monde qu’internet nous offre, je fais un appel à témoin : si quelqu’un à des informations, quelles qu’elles soient, sur un voleur de bol d’air sévissant dans le département de la Manche (à Carolles/mer plus précisément, non loin de Grandville) dans la fin des années soixante … merci de se faire connaître.
Parce que cette histoire pèse encore sur le cœur d’une petite fille de 3 ans accusée injustement …

Commentaires
En voilà une bien jolie histoire !
qu'est-ce que tu es mimi, dis donc
Moi, on m'a fait "planter" des clous dans le jardin : j'ai fait un trou, j'ai versé les clous et j'ai arrosé avec amour.
J'attends toujours que pousse mon arbre à clous...
Je dois te dire que c'est moi, puisque je suis originaire de ce coin qui piquait ton bol d'air.
Ne t'étonne pas si j'en ai gardé un peu.
D'ailleurs c'est grâce à ça que je peux ouvrir la fen^étre que tu regardes de temps à autre!
Tu n'avais pas remarqué?
J'aurais adoré ton grand père !
Tu es super mimi, dis donc !!! Et super photogénique !
"arrière"
Ratoman et le monde de pierre sont morts ... Vivent Itzmi et monbordel.tooblog.fr !!!! Non en fait, j'avais plein de problèmes sur mon blog, et j'ai décidé de changer ...
Je me souviens qu'un ami de mes parents chez qui j'étais allé passer des vacances avait réussi me convaincre qu'il y avait des petits hommes barbus, les gnomes, qui vivaient cachés dans les maisons. Pendant tout un été je les ai guettés, je leur laissais à manger (hélas ça ne devait pas être assez bon pour eux), mais je n'ai jamais eu la chance d'en voir un seul.
L'histoire me semblait bien un peu étrange, mais il y mettait de tels accents de vérités, il prenait un tel air secret en en parlant, que c'en était troublant et qu'il fallait absolument que j'en aperçoive un. Par la suite, on m'a offert le "Grand livre des Gnomes", ce qui a achevé de me convaincre totalement.
Par contre, à mon grand désespoir, je n'ai pas encore vu même la pointe d'un chapeau rouge de gnome....
Monsieur Le Mammouth ... je vous remercie de vos aveux que je fais parvenir au plus vite à qui de droit ... cependant, bien que cet air soit utilisé à bon escient (ce dont je vous remercie de nouveau) ... je vous prie de bien vouloir me restituer ce qui vous reste de mon "air de famille" ... je serais embêtée de contaminer l'ensemble de la planête avec le grain familiale ... et considérant le nombre de vos visiteurs, je m'inquiète à juste titre !
DB, Je les connais les gnomes qui sévissent dans les maisons, ce sont des lutins farceurs ... on les appâte avec des élastiques noirs !
Attends Pkdille, il doit bien rester un peu de cet air au fond des poumons du Mammouth. Mais vu la taille de la bête, le trouver n'est pas partie gagnée!
Expiration :Schhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhfffffffffffffffffffffffffffffff!!!
C'est bon là?