Non, non, je parle de l’espace temps.
Enfin, pas de l’espace, du temps … de la quatrième dimension quoi …
Et bien, cette quatrième dimension est relative, donc inexacte !
Et ça c’est grave, parce qu’on nous spolie !
Si on était prévenu, on ferait des économie de temps étant enfant, alors qu’on le gaspille bêtement, sans savoir qu’il nous en manquera tant quand on s’ra grand.

J’en veux pour preuve que selon qu’on redoute ou espère un évènement à venir, il vient plus ou moins vite … ah ! … c’est pas une preuve ça ?
Déjà, petite je me doutais de quelques choses, le temps entre deux Noëls était interminable, alors que la rentrée des classes venait tout de suite après le dernier jour d’école.

Mais voilà le pire de l’affaire, et je viens de le découvrir : au fur et à mesure que le temps passe, il est de plus en plus court !
Une journée de mon enfance était dix fois plus longue qu’une journée actuelle, la preuve, petite j’avais le temps, plus maintenant !
Il parait que les heures qu’on me vole en ce moment, on me les rendra quand je serais vieille et impotente, mais je m’en fou moi que les heures soient longues quand j’aurais rien à faire !

Autre escroquerie : les heures de la nuit sont plus longues que celles du jour.
Quand j’ai une insomnie, les heures n’en finissent pas, alors que dans la journée elles passent sans que je les voie …
c’est pas une duperie ça, de mettre les heures courtes dans la journée, et les longues pendant qu’on dort ?

Pire ! Le temps des vacances est toujours beaucoup plus court pour le vacancier que pour son remplaçant … donc les mêmes heures sont courtes pour certains et longues pour d’autres (et même pour deux personnes qui passent l’heure ensemble, elle n’a pas la même durée, c’est pas honteux ça !)
En plus, on nous fourgue des heures brèves pendant nos loisirs tandis que les lentes sont attribuées au bureau …

Donc, forte du constat qu’ «on» m’a volé du temps (et je confirme que «on» est un «con») je revendique des heures prolongées quand je suis avec mon doudou.

Parce qu’on m’avait promis que le temps se figerait quand on serait ensemble, et que l’amour aurait un goût d’éternité … tu parles, le temps file à toute vitesse quand on le partage, et n’en finit plus quand on est séparé.

«on» , Rend moi mon bon temps !