Quand j'irais pas voir un psy
Par Pkdille le samedi 26 novembre 2005, 14:55 - Prises de tête - Lien permanent
Samedi soir … petite soirée entre vieilles connaissances (quand je dis vielles, je parle pas de l’age, hein ! juste qu’on se connaît pratiquement tous depuis vingt ans).
Je résumerais bien la situation en précisant le fait que j’étais, comme d’habitude, venue seule, et sans enfant, ce qui me parait assez évident, puisque je suis célibataire et que je n’en ai pas … d’enfant.
Donc, nous voici devisant sur les nouvelles des uns et des autres (tiens, mon ex mari est venu sans son amie du moment, je me demande bien pourquoi il vient systématiquement « en célibataire » à ce genre de festivité) … se raconter les dernières vacances … (dis donc, elle a vachement poussée l’aînée des « machins », une vraie jeune fille, qu’elle age a-t-elle déjà … ah ben oui 17 ans … c’est fou comme le temps passe ) … les projets pour Noël … ( qu’est ce qu’elle a vieilli « bidulette » ! elle est toute poivre et sel ) … les changements de boulots des uns, les mutations des autres, le mariage de « truc » en septembre …
J’écoute d’une oreille, les mots se bousculent au dessus de ma tête, une coupe de champagne à la main, les yeux un peu dans le vague qui papillonnent des uns aux autres, un sourire convenu sur les lèvres … pas vraiment impliquée …
« Oui, une psychothérapie, tu comprends, faut la faire avant qu’il soit trop tard, parce que sinon tu passes à côté de ta vie, et passé un certain age, tu n’as plus rien a construire que des regrets à subir »
Oups … je peux savoir pourquoi tous les regards sont tournés vers moi là ! Et puis d’abord, comment on en est venu à parler de thérapie, on parlait pas du mariage de « truc » y a dix secondes ?
« Tiens, Marine par exemple, ç’est le cas typique de la personne à qui ça ferait beaucoup de bien, une thérapie »
On pourrait pas m’oublier un peu sur ce coup ! Et puis d’abord j’aimerais bien savoir pourquoi c’est toujours moi qu’on prend «par exemple» pour expliquer que j’en suis pas un … d’exemple … justement.
« Faut bien reconnaître qu’y a un problème, comment expliques tu que Marine n’ai pas d’enfants, si on en voyait bien une mère de famille nombreuse dans le lot, c’est elle, non ? »
Et alors ? C’est quoi le problème ? Tu t’es plantée dans tes pronostics ? C’est ça ? Tu te croyais voyante et t’es déçue ? (Je vais reprendre un peu de champagne je crois, je me sens devenir légèrement agressive)
Une bonne fois pour toute, j’ai pas de «problème», je suis pas une «anormale» parce que j’ai pas d’enfant … ou parce que je vis pas en couple …
Je veux pas aller voir un psy …
Y a pas de gentil monsieur qui ait eu envie de construire une famille avec moi … c’est bon, on va s’en remettre je crois, pas de quoi se lamenter dans les chaumières, c’est les autres que ça perturbe, je vais pas aller voir un psy parce que mes vieilles connaissances ont pitié de mon désert affectif.
J’ai pas eu la carte «épouse» ou «mère» dans la distribution des jeux, mais j’en ai eu d’autres, et si je rentre pas dans les cases pré-formatées de leur bonheur standardisé, ça fait pas de moi une désespérée pathétique.
Ça dérange, je crois, que j’ai pas l’air malheureuse d’avoir «raté ma vie», ou plutôt rater la vie qu’on projetait pour moi.
Et je vais pas aller me faire psychanalyser pour ça …
J’ai pas envie d’examiner mon nombril sous toutes ses coutures pour tenter de faire surgir je ne sais quel traumatisme de mon cerveau de malade hypothétique, je survie pas si mal que ça avec mes fêlures.
Et je vois trop de fêlés qui ressortent tout cassés de leur thérapie pour prendre le risque.
«Elle fait comme elle veut, c’est sa vie après tout, moi j’dis ça, c’est pour elle, si elle préfère gâcher sa vie … c’est son problème»
Alors d’abord, t’es gentille, t’arrête de parler de moi à la troisième personne quand je suis juste en face de toi, s’il te plait, merci …
Ensuite, c’est trop gentil de te préoccuper de ma vie, et de mon bonheur, mais ça va très bien : j’ai pas de problème, faut te l’dire comment ?
J’ai plein d’autres projets pour dépenser mon argent … des trucs bien plus sympas que de m’allonger sur un divan pour raconter mes traumatismes à une personne que je paie pour m’écouter, et qui s’en fou … C’est pas parce que toi, tu fais une thérapie depuis 5 ans, que toutes les personnes qui t’entourent doivent obligatoirement prendre le même chemin pour trouver le bonheur !
Une bonne fois pour toute … Nathalie, si tu passes par ici : j’ai pas besoin d’un psy !
J’écoute d’une oreille, les mots se bousculent au dessus de ma tête, une coupe de champagne à la main, les yeux un peu dans le vague qui papillonnent des uns aux autres, un sourire convenu sur les lèvres … pas vraiment impliquée …
« Oui, une psychothérapie, tu comprends, faut la faire avant qu’il soit trop tard, parce que sinon tu passes à côté de ta vie, et passé un certain age, tu n’as plus rien a construire que des regrets à subir »
Oups … je peux savoir pourquoi tous les regards sont tournés vers moi là ! Et puis d’abord, comment on en est venu à parler de thérapie, on parlait pas du mariage de « truc » y a dix secondes ?
« Tiens, Marine par exemple, ç’est le cas typique de la personne à qui ça ferait beaucoup de bien, une thérapie »
On pourrait pas m’oublier un peu sur ce coup ! Et puis d’abord j’aimerais bien savoir pourquoi c’est toujours moi qu’on prend «par exemple» pour expliquer que j’en suis pas un … d’exemple … justement.
« Faut bien reconnaître qu’y a un problème, comment expliques tu que Marine n’ai pas d’enfants, si on en voyait bien une mère de famille nombreuse dans le lot, c’est elle, non ? »
Et alors ? C’est quoi le problème ? Tu t’es plantée dans tes pronostics ? C’est ça ? Tu te croyais voyante et t’es déçue ? (Je vais reprendre un peu de champagne je crois, je me sens devenir légèrement agressive)
Une bonne fois pour toute, j’ai pas de «problème», je suis pas une «anormale» parce que j’ai pas d’enfant … ou parce que je vis pas en couple …
Je veux pas aller voir un psy …
Y a pas de gentil monsieur qui ait eu envie de construire une famille avec moi … c’est bon, on va s’en remettre je crois, pas de quoi se lamenter dans les chaumières, c’est les autres que ça perturbe, je vais pas aller voir un psy parce que mes vieilles connaissances ont pitié de mon désert affectif.
J’ai pas eu la carte «épouse» ou «mère» dans la distribution des jeux, mais j’en ai eu d’autres, et si je rentre pas dans les cases pré-formatées de leur bonheur standardisé, ça fait pas de moi une désespérée pathétique.
Ça dérange, je crois, que j’ai pas l’air malheureuse d’avoir «raté ma vie», ou plutôt rater la vie qu’on projetait pour moi.
Et je vais pas aller me faire psychanalyser pour ça …
J’ai pas envie d’examiner mon nombril sous toutes ses coutures pour tenter de faire surgir je ne sais quel traumatisme de mon cerveau de malade hypothétique, je survie pas si mal que ça avec mes fêlures.
Et je vois trop de fêlés qui ressortent tout cassés de leur thérapie pour prendre le risque.
«Elle fait comme elle veut, c’est sa vie après tout, moi j’dis ça, c’est pour elle, si elle préfère gâcher sa vie … c’est son problème»
Alors d’abord, t’es gentille, t’arrête de parler de moi à la troisième personne quand je suis juste en face de toi, s’il te plait, merci …
Ensuite, c’est trop gentil de te préoccuper de ma vie, et de mon bonheur, mais ça va très bien : j’ai pas de problème, faut te l’dire comment ?
J’ai plein d’autres projets pour dépenser mon argent … des trucs bien plus sympas que de m’allonger sur un divan pour raconter mes traumatismes à une personne que je paie pour m’écouter, et qui s’en fou … C’est pas parce que toi, tu fais une thérapie depuis 5 ans, que toutes les personnes qui t’entourent doivent obligatoirement prendre le même chemin pour trouver le bonheur !
Une bonne fois pour toute … Nathalie, si tu passes par ici : j’ai pas besoin d’un psy !

Commentaires
En temps que lectrice, discrète, mais assidue de ton blog, je tiens à te dire que je ne me suis JA-MAIS dit 'Hum, Maryne semble avoir un pb, faudrait qu'elle consulte'.
Il est vrai que voir un psy, c'est tendance, c'est ds l'air du temps (bravo: encore une expression tendance :); c'est même certainement efficace pour les gens qui font ce choix, librement (sous l'impulsion de leur seule conscience), et je ne vois rien à y redire (les psychothérapies aident des tas de gens -pour qui cette démarche fait sens-)
Là où je te rejoins, c'est dans ton agacement (euphémisme)face aux psys improvisé(e)s (que savent-ils de l'évolution de ta personnalité, de ta vie actuelle, au fond?), qu'on peut rencontrer partout.
Bon, parfois, ça part peut-être d'un bon sentiment (l'enfer est pavé de bonnes intentions?), mais, pour quel résultat, au final? (la personne qui te connaît/ressent le mieux, c'est toi-même, jusqu'à preuve du contraire)
Pour se demander si on aurait peut-être pas besoin d'un psy, en fin de compte? Parce qu'on trouvera tjs un évènement à triturer/retourner ds ts les sens? J'appelle ça se créer de faux pbs, ni + ni moins.
Pourquoi faire simple...et Ta Ta Ta
Ca me rappelle ma frangine, sympa, belle, plutôt intelligente, qui à 30 ans, a la réputation de "celle qui n'arrive pas se caser" alors qu'elle est très heureuse et épanouie comme ça. Pas pressée, quoi.
Comme elle dit, elle prend le temps de se construire. En attendant, les prétendants font la queue...
Bon, Albert, autant l'avouer tout de suite, si je suis sympa et pas trop conne, je suis pas belle ... ça rend jolie d'aller voir un psy ? non ? bon je maintiens donc ma position : j'irais pas

Héloïse ... je suis heureuse de te lire ... ton bon sens me manque
Sus à la dictature des psychologo-psychiatres!
Dès qu'il y a un pet dans l'air le psychiatrie arrive telle la cavalerie pour massacrer les indiens. Ca en devient horripilant. Et hop que je t'ouvre une cellule psychologique par ci, que je t'analyse par là, que j'étudie tes faits et gestes...
En quoi être célibataire sans enfants oblige à aller voir un psy?
Les gens qui conseillent la psychanalyse ou les psy eux mêmes ne devraient t'ils pas se poser cette question simple: S'immiscer dans la vie des gens en voulant les guider sur la bonne voie ou tout du moins vouloir "guérir" un inconscient, n'est-ce pas la preuve que vous avez vous même peur de vous analyser?
A conseiller tout le temps les autres, ne fait on pas l'impasse sur ses propres problèmes?
Pis merdeuh quoi, 7 personnes sur 10 sont malheureuses en mariage, les 3 autres sont célibataires comme dirait Cavanna.
Ne te laisse pas faire Maryne ! N'en déplaise à certaines et certains, on peut être célibataire, sans enfants et heureuse de vivre. Halte à la dictature de la norme sociale !

Quant aux "psy ceci" "psy cela", j'ai parlé de cette mode sur mon propre blog et comme Ben, cela m'énerve de voir notre société psychologisant tout et rien.
Tiens bon : ils ne nous auront pas avec leur rouleau compresseur à formater les gens et à couper tout ce qui dépasse
Sarah, il est des fois, certains cas qui ont vraiment besoin d'une aide extérieure et donc d'un psy pour y voir plus clair dans leur vie, surtout quand un problème grave ou relativement grave survient et qu'on ne le comprend pas. Ce n'est pas qu'une mode, une tendance et dire cela est faire culpabiliser les gens qui ne peuvent pas s'en sortir seul ! Il y aura toujours des personnes riches
qui en profiteront (j'en connais qui ont 3 séances par semaines
depuis plusieurs années et ne sont même pas remboursés par la sécu !) et qui iront chez le psy comme d'autres chez leur boulanger... Mais que vaut-il mieux ? Se soigner ou se suicider ???
Sinon, je partage l'avis général qu'on puisse vivre heureux sans enfant, tout en les aimant... Ou même qu'on veuille rester célibataire ET sans enfant ! J'ai fait ce choix de ne pas donner la vie et pourtant, je jure que j'adore les enfants ! Mais aussi, dans mon cas, donner la vie quand on a des problèmes à régler avec soi, ce n'est pas rendre un enfant heureux et je n'aurais pas eu le droit de donner la vie même si j'en avais eu l'envie...
'jour Catwomen,
Je ne pense pas qu'il s'agissait là de dire pendons tous les psy, il y a bien evidemment des personnes pour qui c'est necessaire, mais on ne peut pas non plus nier que l'on vit dans une société qui a troqué la confession au curé du coin contre la psychanalyse. On en voit à la télé dans toutes les emissions de la 6, dès qu'il y a le moindre problème on ouvre une cellule psychologique...
Ca ne veut pas dire que le milieu de la psychanalyse est composé de charlatans ou de dire que cela ne sert à rien, c'est juste qu'on nous en sert à toutes les sauces. Je pense jsutement que c'est une thérapie de fond trop sérieuse pour qu'on en use à tout va.
Oui ben moi aussi j'suis d'accord sur le fait que l'aide d'un psy est parfois nécessaire quand on a un VRAI problème et qu'on est malheureux.



Maintenant ce n'est pas parcequ'on ne mène pas la vie "idéale" aux yeux de la société qu'on est détraqué ou malheureux et qu'on a besoin d'un psy .
Et puis perso ça m'a toujours fait marrer et énervé les gens qui pensent que la meilleure vie c'est la leur et que si t'es pas comme eux..ben t'es malheureux..et c'est pas un choix évidemment ...c'est que tu n'y arrives pas..donc t'as besoin d'un psy pour devenir comme eux.
"Ahahah non mais t'as vu ton état ma pauvre..j'ai pas envie de devenir comme toi moi "
Ouais c'est vrai t'es mariée et t'as deux gosses...mais ...t'arrives vraiment à te persuadée que t'es heureuse ? non sans déc ...c'est vrai ? "
Voilà ce que j'ai souvent envie de leur dire à ces gens là moi
Sans parler de ceux qui te balancent régulièrement "bon alors t'attends quoi pour avoir un gosse" ?
Ben j'arrive pas à avoir de gosse ..t'es pas au courant..ça peut arriver eh oui ....
Bref..j'en passe et des meilleurs !
Désolée je m'énerve un peu là
Bon allez je me calme car l'essentiel dans tout ça ma petite Tatie Maryne c'est que ta vie tu l'as choisie et tu t'y es adaptée comme chacun de nous et tu n'es pas plus malheureuse que ces donneurs de leçons...peut être même que tu es plus heureuse qu'eux
C'est vrai qu'on a tous tendance à se poser des questions sur les autres quand ils ne sont pas rentrés dans le moule pré-établi par la société... peut-être parce qu'on veut se justifier soi-même des choix qu'on n'a pas su faire en dehors du moule, justement...
Tu n'as pas l'air de mal t'en sortir, quand même dans l'histoire... Petit bémol, ça me rend un peu triste, quand tu parles d'enfant. C'est pas la première fois que tu en causes avec du regret dans la voix...
Tu as raison Marie, c'est un deuil que je n'ai pas encore fini de faire ...
Je me rattraperais dans ma prochaine vie
Ma gentille Rana, je ne crois pas, malheureusement, avoir choisi la vie que je mène, mais en revanche, je ne la subie pas, et j'y trouve mon bonheur à ma façon .. d'ailleurs je suis heureuse, vraiment ...
Ah, et puis aussi, Ben je suis totalement d'accord avec ce que tu écris ... donc je ferais pas de comm,

Loui : j'attends un dessin sur tes expériences de soirées ... j'adorerais je crois
La prochaine fois, dis à tes amis : "Il n'y a pas de problème... il n'y a que des solutions".
Oui tu as raison, que des solutions ... dont aucune n'est un psy
Coucou Bridget... euh Maryne, pardon

Allons bon, toi aussi tu as une copine casse-couille qui a raté sa vie et qui voudrait la recommencer par procuration à travers la tienne , on dirait ?
Ah ça ira, ça ira, les frustrées à la lanterne on les aura
si seuls les gens équilibrés avaient des enfants, la race humaine serait déjà éteinte et en plus qu'est ce qu'on s'emmerderait !!!