texte optionnel La Sud-africaine Sonette Ehlers a inventé un préservatif féminin dont les « épines » se plantent dans la peau du pénis du violeur. Le RapeX, une fois commercialisé, entend ainsi protéger les victimes des maladies sexuellement transmissibles, faire reculer le nombre faramineux de femmes agressées chaque année et confondre les auteurs des crimes

Ce dispositif de sécurité, qui ressemble à un tampon creux à l’intérieur, est fait de latex et de plastic, il est à usage unique se place, comme un tampon hygiénique, à l’aide d’un applicateur spécial. L’agresseur ne sent rien en pénétrant le vagin, mais la première fois qu’il tente de revenir en arrière, il est accroché : le plastic est taillé en pointes très pointues et courtes qui agrippent la peau de son pénis.
Dés que le pénis est accroché, la douleur est si vive que le violeur ne s’occupe plus de sa victime. Elle peut donc s’enfuir car le préservatif est sorti de son corps. Mais le violeur, qui souffrira beaucoup et ne pourra plus uriner tant que le «dispositif» ne sera pas retiré, sera obligé de se rendre à l’hôpital ou chez la police.

Cette nouvelle me laisse un sacré goût amer …

D’abord, ce dispositif un peu barbare (la photo me fait un peu froid dans le dos) ne protège pas du viol, puisqu’il ne fonctionne que lorsque le pénis entre dans le vagin.
L’irréparable est donc bien commis et en tout cas le traumatisme, lui, est bien là.

Ensuite, il me vient une question un peu provocatrice, mais entre nous, il y a plusieurs formes de viols, on fait quoi pour le viol anal ou oral ? (Je me refuse à envisager de mettre un truc pareil dans tous les orifices éventuels)

Et puis, on peut être violeur ET intelligent, voir prudent.
Qu’est ce qui va l’empêcher de «tester» avec un objet pour voir si sa victime porte ou non un «attrape violeur», et de passer à l’acte après avoir désamorcé le piège ?

Et s’ils sont plusieurs ? J’ose à peine imaginer ce que les autres pourraient faire pour venger leur camarade pris au piège !

Mais, ce n’est pas ce qui me perturbe le plus.
Ce qui me gène vraiment, c’est l’instauration de l’idée que le viol est suffisamment banalisé, si inéluctable que les femmes doivent devenir responsables de leur propre sécurité.

Qu’il ne s’agit pas de modifier le comportement des hommes, mais de changer celui des femmes, et qu’elles doivent agir dorénavant en victime potentielle en portant un piège au cœur même de leur intimité.
A quand l’assurance anti viol avec prise en charge des frais médicaux et de justice, suivi psychiatrique, capital décès en cas de contamination mortelle, et même, pourquoi pas, capital éducation pour l’enfant éventuel.

Je croyais bêtement jusqu’à ce jour, que la lutte contre ces actes là passait par l’éducation que les mères devaient donner à leur fils, dans le respect de l’autre, dans une certaine vision de la sexualité, dans une certaine «humanité» aussi.