Quand Grand Papa fait trop bien les choses
Par Pkdille le mercredi 4 janvier 2006, 20:17 - Prises de tête - Lien permanent
Pour les intermittents de ce blog … je rappelle que mes neveux et nièces avaient commandé de la neige à Grand Papa pour Noël (particulièrement les résidents tahitiens).
Je m'suis pas méfiée ... j'aurais du
Ça a commencé le 23 décembre au soir.
Me voici, comme prévu de longue date (oui parfaitement, de longue date, parce que pour avoir un billet de TGV le soir du vendredi 23 décembre, faut pas improviser figure toi), donc me voici, disais je, à la gare de Lamballe, à 22h … avec ma grosse valise de Père Noël, guettant dans la foule celui (ou celle) qui doit me véhiculer jusqu’à la maison, distante de 40km environ de la dite gare.
Première constatation : je vois rien à cause de la purée de pois qui m’entoure, et qui m’avait quelque peu échappée jusque là.
Brouillard à couper au couteau qui n’a rien à envier au «fog» de nos cousins «grands bretons».
Seconde constatation, avec mes hauts talons (au moins 8 cm, j'ai la contestable certitude que l'élégance est directement proportionnelle à la hauteur de mes échasses) , je glisse … à cause de la neige verglacée qui recouvre intégralement le quai où les voyageurs tentent désespérément de garder l’équilibre.
Troisième constatation : y a personne de ma connaissance à portée de vue (mais la portée est courte, ce à cause de la première constatation, que je précise pour ceux qui suivraient pas).
Je panique pas, parce que ce voyage étant prévu de longue date (si, si, j’insiste, de longue date … et tu arrêtes ce regard sceptique, ça m’arrive de «prévoir»), il y forcément quelqu’un qui s’est dévoué pour braver les intempéries et venir me chercher.
Je regarde donc sereinement la gare se vider.
Quatrième constatation, je suis restée toute seule dans la gare.
Il faut bien me rendre à l’évidence : y a personne. (enfin personne d'autre que moi et le chef de gare, je veux dire)
Ils ont sûrement été retardés par le verglas et le brouillard, je ne peux pas envisager autre chose. J’hésite un peu à inquiéter tout le monde, mais comme le chef de gare est en train de la fermer (la gare … je précise pour les petits malins qui seraient tentés de commenter) je passe un léger coup de fil, juste comme ça, pour vérifier.
Cinquième constatation : ON m’a oubliée !
Ils sont tous bien au chaud, au coin de la cheminée, tandis que je me retrouve seule, dans le noir, dans un parking sombre et désaffecté, devant la gare fermée, transie de froid, les pieds gelés (ça va là … tout le monde pleure ? ou j’en rajoute une couche …)
Considérant le temps, il va falloir minimum ¾ d’heure au volontaire pour parcourir les 40 km dans la neige et le brouillard, et il est déjà 22h15 … je suis pas rendue !
Et en plus j’ai toujours pas dîner …
Bouhhhh … personne ne m’aime … (pathétique)
Sixième constatation : je suis pas peureuse, mais j’en mène pas large.
Surtout quand, sortant de la masse blanche qui m’entoure, apparaissent trois jeunes gens passablement éméchés, et accessoirement énervés de constater que la gare est fermée, et donc, que «sûrement qu’y a pu d’train pour Saint Brieuc ce soir» (ah ben ça, sûrement en effet) «que la d’moiselle, elle va venir avec nous faire la tournée des bars jusqu’au prochain train piss'qu’elle attend» (j’hésite un peu entre me sentir flattée que des jeunes gens qui pourraient être mes fils me considèrent comme une demoiselle, et le fait qu’ils me croient de leur age, ce qui pourrait laisser présager une certaine familiarité un peu alarmante vu leur état).
Y sont pas méchants, mais je me sens quand même soulagée en apercevant la voiture de mon beauf !
Septième constatation : le brouillard et le verglas, combinés à la chute de flocons de neige et à une nuit sans lune : c’est pas top ! et je comprends mieux pourquoi ON m'a oublié ...
Euh ... Grand Papa ... on avait dit de la neige ... juste de quoi faire de la luge et un ou deux bonhommes ... pas de quoi mettre la Bretagne en quarantaine.
Me voici, comme prévu de longue date (oui parfaitement, de longue date, parce que pour avoir un billet de TGV le soir du vendredi 23 décembre, faut pas improviser figure toi), donc me voici, disais je, à la gare de Lamballe, à 22h … avec ma grosse valise de Père Noël, guettant dans la foule celui (ou celle) qui doit me véhiculer jusqu’à la maison, distante de 40km environ de la dite gare.
Première constatation : je vois rien à cause de la purée de pois qui m’entoure, et qui m’avait quelque peu échappée jusque là.
Brouillard à couper au couteau qui n’a rien à envier au «fog» de nos cousins «grands bretons».
Seconde constatation, avec mes hauts talons (au moins 8 cm, j'ai la contestable certitude que l'élégance est directement proportionnelle à la hauteur de mes échasses) , je glisse … à cause de la neige verglacée qui recouvre intégralement le quai où les voyageurs tentent désespérément de garder l’équilibre.
Troisième constatation : y a personne de ma connaissance à portée de vue (mais la portée est courte, ce à cause de la première constatation, que je précise pour ceux qui suivraient pas).
Je panique pas, parce que ce voyage étant prévu de longue date (si, si, j’insiste, de longue date … et tu arrêtes ce regard sceptique, ça m’arrive de «prévoir»), il y forcément quelqu’un qui s’est dévoué pour braver les intempéries et venir me chercher.
Je regarde donc sereinement la gare se vider.
Quatrième constatation, je suis restée toute seule dans la gare.
Il faut bien me rendre à l’évidence : y a personne. (enfin personne d'autre que moi et le chef de gare, je veux dire)
Ils ont sûrement été retardés par le verglas et le brouillard, je ne peux pas envisager autre chose. J’hésite un peu à inquiéter tout le monde, mais comme le chef de gare est en train de la fermer (la gare … je précise pour les petits malins qui seraient tentés de commenter) je passe un léger coup de fil, juste comme ça, pour vérifier.
Cinquième constatation : ON m’a oubliée !
Ils sont tous bien au chaud, au coin de la cheminée, tandis que je me retrouve seule, dans le noir, dans un parking sombre et désaffecté, devant la gare fermée, transie de froid, les pieds gelés (ça va là … tout le monde pleure ? ou j’en rajoute une couche …)
Considérant le temps, il va falloir minimum ¾ d’heure au volontaire pour parcourir les 40 km dans la neige et le brouillard, et il est déjà 22h15 … je suis pas rendue !
Et en plus j’ai toujours pas dîner …
Bouhhhh … personne ne m’aime … (pathétique)
Sixième constatation : je suis pas peureuse, mais j’en mène pas large.
Surtout quand, sortant de la masse blanche qui m’entoure, apparaissent trois jeunes gens passablement éméchés, et accessoirement énervés de constater que la gare est fermée, et donc, que «sûrement qu’y a pu d’train pour Saint Brieuc ce soir» (ah ben ça, sûrement en effet) «que la d’moiselle, elle va venir avec nous faire la tournée des bars jusqu’au prochain train piss'qu’elle attend» (j’hésite un peu entre me sentir flattée que des jeunes gens qui pourraient être mes fils me considèrent comme une demoiselle, et le fait qu’ils me croient de leur age, ce qui pourrait laisser présager une certaine familiarité un peu alarmante vu leur état).
Y sont pas méchants, mais je me sens quand même soulagée en apercevant la voiture de mon beauf !
Septième constatation : le brouillard et le verglas, combinés à la chute de flocons de neige et à une nuit sans lune : c’est pas top ! et je comprends mieux pourquoi ON m'a oublié ...
Euh ... Grand Papa ... on avait dit de la neige ... juste de quoi faire de la luge et un ou deux bonhommes ... pas de quoi mettre la Bretagne en quarantaine.

Commentaires
Je note que tu prends cette petite mésaventure avec bonne humeur, ou c'est le recul qui te permet d'en parler avec humour ?
Moi j' aurrai fais un billet plus sévère, du style :
... ce voyage et mon arrivée étaient prévus depuis longtemps, et ces C...m'ont planté là à me peler la lune devant une gare minable à 22 h où 3 petits trous du C... ont tenté de ma brancher, m'ont pris pour une pouf ces C... mais heureusement ce chacal de bof est arrivé...je lui ai pourri la gueule à ce C... etc, etc...
Je plaisante Maryne, je suis certain que ce sont des gens plaisant et qu'ils ont été sincèrement désolé.
Mon cher Michel ... c'est que je réserve ma hargne pour l'épisode 2
Vous devriez prendre exemple sur nos jeunes niçois à nous, bien éduqués, propres sur eux qui participent joyeusement à l'ambiance de fête en mettant de l'ambiance dans les trains lors de cette Saint Sylvestre. Ils sont d'ailleurs aidés par la police locale qui préfère les déporter dans le var plutôt que de les foutre en dégrisement.
Comment ça je suis cynique... moi?
ah...le froid, la pluie (plutot la neige ici), les gares qui ferment la nuit, les jeunes emeches...hum ca sent bon le chouchen tout ca, Bretagne tu me manques...et le premier qui dit que Nantes n est pas en Bretagne...
Dumby
Nantes n'est pas en Bretagne....
elle a osé !!!
pour la petite histoire, Nantes n est plus en Bretagne depuis que Pétain a capituler et rediviser la France...
historiquement y a rien a dire, Nantes est en Bretagne, Chateau des ducs de Bretagne (voir photo dans mon blog, hop de l auto promo !!!) mais je l accorde, dans l esprit Nantes n est pas tres tres Breton...
Dumby
Dinan (ma bretagne à moi) non plus ... ils parlent même pas bretons ...
Mais qu'importe, la bretagne est dans le coeur
Ben mon cousin là on nous cherche et beinsur que Nantes fait partie de la bretagne. Merci pour ton petit réconfort de coeur Maryne; car c'est vraiment dans l'ame qu'on est Breton.
Pour ce qui est de la neige on a eu 3 floconds à Nantes(meme pas de quoi glisser et de se planter) et puis heureusement car j'étais dessous à vendre des huitres(je me suis régaler).
Biz à tous de Bretagne
Breizh power la cousine !!! lol
dumby
Heureusement que ça c'est bien terminé ! Je comprends ce que tu as put éprouver, depuis la fatigue, le sentiment désolant d'abandon, la colère et la peur face à ces 3 branleurs !
Note que, question intempéries, on a été pas mal servis aussi du côté de Paris : mon train du 30 décembre est parti avec 3h30 de retard, le quai de la gare était noir du monde qui se pressait devant les tableaux d'information et, quand un train pouvait enfin partir, il le faisait surchargé de passagers surnuméraires qui acceptaient d'effectuer le voyage debout dans les couloirs (si ! si !), avec l'accord embarrassés des contrôleurs. Heureusement, j'ai pu avoir mon train (mieux vaut très tard que jamais), ce qui m'a permis d'avoir ma place assise réservée et, donc, de bouquiner tranquillement pendant le trajet. Et puis surtout, mouââ, j'avais mon homme qui m'attendait sur le quai, à l'arrivée... (ça, c'est pour te faire bisquer. Mais, sincèrement, je compatis à ce qui t'es arrivé et j'aurais eu horreur d'être à ta place)
Ma chère Virginie ... je comprends d'autant mieux ton voyage du 30 décembre, que j'étais moi même en route pour la gare Montparnasse (voir épisode 2) ... nous nous sommes peut être croisées sans le savoir
Lamballe... Non loin de Pludunau (orthographe correcte ou pas ?) et à quelques kilomètres de St. Brieuc... J'y ai passé 2 semaines en 92 avec mes parents pour voir ma meilleure amie
(ça me rappelle "les bronzés font du ski", la fameuse scène avec Josiane Balasko)
Cathy qui habitait à St. Laurent-de-la-mer (commune de Plérin)... Séquence émotion...
Et sinon, que faisais-tu en talon de 8 cm à la gare de Lamballe ?
Tu ne peux pas écouter la météo, comme tout le monde et chausser des boots ?
Et le téléphone portable ? Il était rangé au fond de la valise ?