Quand Grand Papa fait trop bien les choses (épisode 2)
Par Pkdille le jeudi 5 janvier 2006, 13:01 - Prises de tête - Lien permanent
Ça a continué le 30 décembre.
Me voici, sur le quai de la gare de Lamballe, avec ma petite valise quelque peu allégée, ayant bravée la neige verglacée (que personne à la maison voulait risquer sa vie pour me conduire à la gare), prête à prendre le train de 14h09 en direction de Paris.
Je sens bien une petite effervescence dans la gare, les trains en provenance de Paris étant considérablement retardés (euh, en fait … aucun n’est arrivé depuis ce matin), mais je vais pas me laisser perturber pour si peu (inconscience certainement due au fait que je pars rejoindre DB).
Cependant, dans le wagon, la petite effervescence de la gare se transforme en agitation suspecte : certains, un portable collé à l’oreille, conversent en marchant de long en large dans l’allée, tandis que d’autres palabrent avec inquiétude avec leurs voisins.
Y a, comme qui dirait, de l’électricité dans l’air.
«Mesdames, Messieurs, suite à une coupure de l'alimentation électrique due au froid, notre chef de cabine me confirme que nous sommes susceptible d’être immobilisé en gare de Rennes pour une durée indéterminée».
Je suis assez fataliste comme nana, du genre à ne pas paniquer avant qu’il soit vraiment nécessaire.
Cependant, une heure plus tard, on est à Rennes, avec les dizaines d’autres trains qui attendent là depuis ce matin, certains depuis 8h ce matin … et sur les quais, les rumeurs vont «bon train».
Y paraîtrait qu’il y a eu un «accident de personne» au Mans (j’adore la langue de bois du personnel de la RATP, je vais aller la mettre sur le blog du Garde Mot celle là).
Y paraîtrait que tous les trains partis de Paris sont bloqués au Mans depuis ce matin parce que les fils électriques ont gelé (ça gèle l’électricité ? ah bon ?)
Ma voisine se demande si elle devrait pas téléphoner à sa fille qui habite Rennes pour se réfugier chez elle et reporter son retour à Besançon, parce que déjà, il y a trois semaines, elle s’est faite agressée, qu’on lui a volé son sac devant le distributeur, et qu’elle est encore toute traumatisée, d’ailleurs elle vient seulement de récupérer ses papiers d’identité, mais comme sa fille doit partir à Nantes chez son frère demain, ou peut être bien aujourd’hui, elle sait plus …
(C’est dingue ce que les langues se délient quand on attend)
«Mesdames, messieurs, notre chef de cabine m’informe que nous sommes toujours bloqués en gare de Rennes pour une durée indéterminée, et que notre retard est de 50 minutes sur l’horaire prévu»
(ah ben ça, c’est ce qui s’appelle de l’information)
Je prête mon portable à ma voisine pour qu’elle appelle sa fille … (parce que suite à son agression, elle a plus de portable, parce qu’il était dans le sac qu’on lui à volé … etc. …) mais, dans l’affolement, elle arrive pas à se souvenir du numéro (son carnet d’adresse était dans le sac aussi … c’est dingue non ?)
«Mesdames, messieurs, notre chef de cabine m’informe que nous sommes susceptible d’être détournés sur Nantes et Saint Pierre des Corps pour rejoindre notre destination finale, ce qui occasionnerait un retard supplémentaire de 3 h»
C’est fou ce qu’il cause bien à la SeNeCeFe … ils doivent suivre des stages de formation spéciaux pour annonces dans le micro … c’est sûr …
C’est mon premier détournement !
Je commence à m’inquiéter légèrement et me résout à appeler DB pour l’informer que je suis «susceptible» de ne pas arriver ce soir, vu que je suis bloquée pour «une durée indéterminée» et peut être même «détournée».
Quoique … en y réfléchissant … le détournement m’arrangerait peut être … vu que Saint Pierre des Corps est sur mon trajet pour rejoindre le monsieur de mes pensées … je pourrais peut être rattraper un train qui va dans la bonne direction (et gagner une heure de retard en moins par la même occasion) …
Oui, mais voilà, sommes nous «susceptible» de descendre du train durant le détournement ?
Me voici parti à la recherche du contrôleur … qui n’est pas «susceptible» de me répondre, vu qu’il sait pas si on «circule» ou si on «marque l’arrêt» aux gares traversées, que il va se renseigner auprès du chef de cabine pour m’informer.
«Mesdames, messieurs (non, une annonce rien que pour moi ? Trop top !) le chef de cabine m’informe que nous allons reprendre notre voyage en suivant notre trajet initial et rejoindre notre destination finale avec 1h50 de retard sur l’horaire prévu.»
Petit ouf de soulagement dans le wagon
«Cependant, notre chef de cabine m’informe que nous sommes susceptible de rester en gare de Le Mans pour une durée indéterminée suite à l’encombrement provoqué par la reprise du trafic ferroviaire»
Et bien voilà, ça y est ... je suis agacée ! A force de titiller ma susceptibilité, il m'a irrité les nerfs.
Bon … je vous fais grâce des deux dernière heures du voyage (dont pour finir un arrêt de 50 minutes aux abords de la gare Montparnasse avec interdiction de descendre sur les voies sans y être invité, et qu’on a jamais été invité à le faire, et que ça m’a rendu encore plus susceptible) je ne voudrais pas lasser mon auditoire par mes déboirs.
Toutefois, je ne résiste pas à vous livrer la dernière annonce :
«Mesdames et messieurs, le personnel des wagons lits vous remercie de votre visite et espère que vous avez effectué un agréable voyage en notre compagnie»
Mais de qui se moque t’on ?
P.S.: petit message personnel pour "la haut"
Grand Papa, l'année prochaine, la neige ... tu oublies ... merci
Cependant, dans le wagon, la petite effervescence de la gare se transforme en agitation suspecte : certains, un portable collé à l’oreille, conversent en marchant de long en large dans l’allée, tandis que d’autres palabrent avec inquiétude avec leurs voisins.
Y a, comme qui dirait, de l’électricité dans l’air.
«Mesdames, Messieurs, suite à une coupure de l'alimentation électrique due au froid, notre chef de cabine me confirme que nous sommes susceptible d’être immobilisé en gare de Rennes pour une durée indéterminée».
- Il a dit quoi le contrôleur ? demande la charmante personne âgée à ma gauche
- Il dit que nous risquons d’être bloqué à Rennes pendant une durée indéterminée
- Combien de temps on va rester bloqué ? demande la dame âgée
- On sait pas encore, pendant une durée indéterminée.
- Et ça va durer longtemps ? rétorque la vieille dame
- Ben justement, c’est ça qu’on sait pas
- Les trains en provenance de paris attendent déjà depuis 5h au Mans l’informe notre voisin de droite
- Cinq heures ? ça va durer 5h ? s’exclame la vieille
- Peut être moins, mais peut être plus, on sait pas …
- Mais je vais rater ma correspondance pour Besançon alors … insiste t elle
- Peut être pas … on sait pas encore … pour l’instant, le train roule et on a aucun retard … on verra bien …
Je suis assez fataliste comme nana, du genre à ne pas paniquer avant qu’il soit vraiment nécessaire.
Cependant, une heure plus tard, on est à Rennes, avec les dizaines d’autres trains qui attendent là depuis ce matin, certains depuis 8h ce matin … et sur les quais, les rumeurs vont «bon train».
Y paraîtrait qu’il y a eu un «accident de personne» au Mans (j’adore la langue de bois du personnel de la RATP, je vais aller la mettre sur le blog du Garde Mot celle là).
Y paraîtrait que tous les trains partis de Paris sont bloqués au Mans depuis ce matin parce que les fils électriques ont gelé (ça gèle l’électricité ? ah bon ?)
Ma voisine se demande si elle devrait pas téléphoner à sa fille qui habite Rennes pour se réfugier chez elle et reporter son retour à Besançon, parce que déjà, il y a trois semaines, elle s’est faite agressée, qu’on lui a volé son sac devant le distributeur, et qu’elle est encore toute traumatisée, d’ailleurs elle vient seulement de récupérer ses papiers d’identité, mais comme sa fille doit partir à Nantes chez son frère demain, ou peut être bien aujourd’hui, elle sait plus …
(C’est dingue ce que les langues se délient quand on attend)
«Mesdames, messieurs, notre chef de cabine m’informe que nous sommes toujours bloqués en gare de Rennes pour une durée indéterminée, et que notre retard est de 50 minutes sur l’horaire prévu»
(ah ben ça, c’est ce qui s’appelle de l’information)
Je prête mon portable à ma voisine pour qu’elle appelle sa fille … (parce que suite à son agression, elle a plus de portable, parce qu’il était dans le sac qu’on lui à volé … etc. …) mais, dans l’affolement, elle arrive pas à se souvenir du numéro (son carnet d’adresse était dans le sac aussi … c’est dingue non ?)
«Mesdames, messieurs, notre chef de cabine m’informe que nous sommes susceptible d’être détournés sur Nantes et Saint Pierre des Corps pour rejoindre notre destination finale, ce qui occasionnerait un retard supplémentaire de 3 h»
C’est fou ce qu’il cause bien à la SeNeCeFe … ils doivent suivre des stages de formation spéciaux pour annonces dans le micro … c’est sûr …
C’est mon premier détournement !
Je commence à m’inquiéter légèrement et me résout à appeler DB pour l’informer que je suis «susceptible» de ne pas arriver ce soir, vu que je suis bloquée pour «une durée indéterminée» et peut être même «détournée».
Quoique … en y réfléchissant … le détournement m’arrangerait peut être … vu que Saint Pierre des Corps est sur mon trajet pour rejoindre le monsieur de mes pensées … je pourrais peut être rattraper un train qui va dans la bonne direction (et gagner une heure de retard en moins par la même occasion) …
Oui, mais voilà, sommes nous «susceptible» de descendre du train durant le détournement ?
Me voici parti à la recherche du contrôleur … qui n’est pas «susceptible» de me répondre, vu qu’il sait pas si on «circule» ou si on «marque l’arrêt» aux gares traversées, que il va se renseigner auprès du chef de cabine pour m’informer.
«Mesdames, messieurs (non, une annonce rien que pour moi ? Trop top !) le chef de cabine m’informe que nous allons reprendre notre voyage en suivant notre trajet initial et rejoindre notre destination finale avec 1h50 de retard sur l’horaire prévu.»
Petit ouf de soulagement dans le wagon
«Cependant, notre chef de cabine m’informe que nous sommes susceptible de rester en gare de Le Mans pour une durée indéterminée suite à l’encombrement provoqué par la reprise du trafic ferroviaire»
Et bien voilà, ça y est ... je suis agacée ! A force de titiller ma susceptibilité, il m'a irrité les nerfs.
Bon … je vous fais grâce des deux dernière heures du voyage (dont pour finir un arrêt de 50 minutes aux abords de la gare Montparnasse avec interdiction de descendre sur les voies sans y être invité, et qu’on a jamais été invité à le faire, et que ça m’a rendu encore plus susceptible) je ne voudrais pas lasser mon auditoire par mes déboirs.
Toutefois, je ne résiste pas à vous livrer la dernière annonce :
«Mesdames et messieurs, le personnel des wagons lits vous remercie de votre visite et espère que vous avez effectué un agréable voyage en notre compagnie»
Mais de qui se moque t’on ?
P.S.: petit message personnel pour "la haut"
Grand Papa, l'année prochaine, la neige ... tu oublies ... merci

Commentaires
Ah les contes de Noel mes préfèrès....merci Maryne pour ces petits déboirs je les presque vécus avec toi; c'était du vrai ,du poignant cela m'a rappelé certain petits problèmes mais sur Paris et à l'aéroport......enfin pendant ce temps j'étais encore sur le marché à vendre des huitres(et aussi les manger et elles étaient aussi bonne que celles de Noel). BIZ
ma pauvre maryne ! comme je te comprends... et on dirait que la sncf n'a pas besoin de neige pour arriver en retard... pour mon départ à Lille, le train est parti avec une heure de retard à cause d'un train qui bloquait la voie... et pour Valence, j'ai eu aussi du retard à cause de la neige (normal, c'était le 30), donc forcément...
Bon, mais l'épilogue ? Tu l'as vu ou pas DB ????? Ben vi quoi !!!