Comment puis je avoir autant de tristesse tapie en moi, enfouie tout au fond mais prête à jaillir au moindre prétexte.
Des lacs entiers cachés derrière les yeux, prêt à déborder, pour des riens, des infimes dérisoires transformés en chagrins.
La nuit venue, ces mots là, je les débusque, je les triture, les torture,
les pressure et les dénature …
juste pour interpréter leur sens caché,
lire entre les lignes ce que je crois déchiffrer,
ce que je veux y trouver …
juste pour me faire saigner,
y trouver la certitude des douleurs et l’argument des pleurs.

Au matin, avec le jour et les larmes séchées,
ils sont évacués
et le discernement retrouvé.

J’aime pas la nuit, elle est mon obscur,
elle va chercher en moi des lambeaux qui me ressemble pas.