texte optionnel Je les déchire, un à un, avec le chagrin qui les noie, et avec eux les regrets des joies que je n’aurais pas.
De mes rêves de petite fille, il ne restera rien … mes projets adolescents, les brûler entièrement avant de me regarder vieillir.
Faire le deuil des souvenirs que je n’aurais jamais et des espoirs inassouvis.
Pour ne pas devenir aigrie, jeter tous ces rêves enfouis qui sont devenus encombrants de n’être pas devenus grands.
Pour retrouver goût à cette vie qui n’était pas celle choisie, pour se consoler et tenter de trouver dans tout ce qu’on a raté des raisons de continuer, s’inventer d’autres joies, faire croire que l’on y croit et rire de ses larmes qui n’effaceront pas.
Ne plus rien escompter, de mes rêves vider les bagages pour m’alléger l’âme, et puis enfin détruire jusqu’à leurs souvenirs pour ne plus pleurer de n’être pas exaucée.
Il est temps de briser mes rêves, de redescendre un peu sur terre.
Accepter enfin de grandir, d’abandonner les contes de fée, et de sécher mes larmes pour me forger l’âme.