Quand je suis manutentionnaire
Par Pkdille le dimanche 26 février 2006, 20:39 - Le sel de ma vie - Lien permanent
L’équipe « décors » est toute « cassée ».
Y a Jeannot qu’a une sciatique, et le Jacquot un lumbago.
Geo traîne une peu la patte, Claude veut pas risquer de se blesser les mains (il est dentiste, y faut comprendre) et Gérard y peut pas tout faire.
Faut dire aussi que la moyenne d’age est de 65 ans … alors forcément, l’équipe décors faiblit, lentement mais sûrement, et même inévitablement.
L’metteur en scène, à la dernière répétition, il a fait un appel au peuple.
Mais vendredi, on était neuf, ça fait pas vraiment une nation.
"Faudrait voir à donner un coup de main", qu’il a dit le grand chef.
Les jeunes, z’étaient pas trop partant pour venir un dimanche matin, rapport à leur grasse matinée "récupératrice".
Alors du coup, ce matin, histoire de me changer les idées, j’ai pris ma vieille blouse blanche de chimie et mon pantalon le plus crade, direction équipe décors.
Neuf heure, les yeux encore embués, je les découvre déjà très afférés … à petit déjeuner.
Y font l'planning d'la matinée : café-croissants pour commencer.
Faut savoir s’économiser qu’il a dit Claude (Chef Décorateurs), tout en déroulant les plans.
Il étudie la faisabilité des desiderata du metteur en scène.
Le metteur en scène, y veut un intérieur vieille demeure écossaise, avec porte fenêtre donnant sur le parc à l’anglaise, et deux tours en pierre de chaque côté, pour « faire style » … ben voyons !
Claude, pour commencer, y veut voir les stocks.
Les stocks, ça consiste en une vingtaine de panneaux de 3 m de haut sur 1 à 10 m de long, constitués d’une armature en bois "solide" sur laquelle est tendu du carton ondulé épais, recouvert de toile peinte (plusieurs couches, je précise parce que la peinture, c’est lourd).
Pour ne rien arranger, les panneaux sont stockés tout au fond de la scène, derrière le rideau noir du fond, dans un espace long mais étroit (très étroit).
Il faut donc soulever-glisser les panneaux le long du mur du fond pour les sortir par le côté jardin et les apporter en devant scène.
A écrire, c’est tout simple, voire évident.
A faire, c’est assommant, voire usant.
Après dix minutes de manipulations (ah oui, parce que j’ai oublié de préciser qu’il y a pas la hauteur sous barreau pour faire passer les panneaux des coulisses jardins à la scène, et qu’ils doivent donc être inclinés largement pour se glisser sous la barre qui traverse toute la largeur), Gérard et moi-même apportons fièrement le premier panneaux.
Le chef décors, après un vague regard (un peu rapide à mon goût), le répudie : trop large.
On apporte le suivant : trop court.
Un troisième : pas mal, mais y a une porte découpée au milieu qui va gêner.
Comme on en a plein les bras (surtout moi), avec Gérard, on demande une description succincte des panneaux désirés, histoire de pas tout trimbaler pour rien.
"Toute façon, faut tout sortir, parce qu’il faut réorganiser le rangement, laisser côté cour les "inexpoitables" et côté jardin les "à travailler"."
Eh … y a mal donne … c’est pas des p’tites mains qu’il vous fallait, c’est des gros bras !
Mais vendredi, on était neuf, ça fait pas vraiment une nation.
"Faudrait voir à donner un coup de main", qu’il a dit le grand chef.
Les jeunes, z’étaient pas trop partant pour venir un dimanche matin, rapport à leur grasse matinée "récupératrice".
Alors du coup, ce matin, histoire de me changer les idées, j’ai pris ma vieille blouse blanche de chimie et mon pantalon le plus crade, direction équipe décors.
Neuf heure, les yeux encore embués, je les découvre déjà très afférés … à petit déjeuner.
Y font l'planning d'la matinée : café-croissants pour commencer.
Faut savoir s’économiser qu’il a dit Claude (Chef Décorateurs), tout en déroulant les plans.
Il étudie la faisabilité des desiderata du metteur en scène.
Le metteur en scène, y veut un intérieur vieille demeure écossaise, avec porte fenêtre donnant sur le parc à l’anglaise, et deux tours en pierre de chaque côté, pour « faire style » … ben voyons !
Claude, pour commencer, y veut voir les stocks.
Les stocks, ça consiste en une vingtaine de panneaux de 3 m de haut sur 1 à 10 m de long, constitués d’une armature en bois "solide" sur laquelle est tendu du carton ondulé épais, recouvert de toile peinte (plusieurs couches, je précise parce que la peinture, c’est lourd).
Pour ne rien arranger, les panneaux sont stockés tout au fond de la scène, derrière le rideau noir du fond, dans un espace long mais étroit (très étroit).
Il faut donc soulever-glisser les panneaux le long du mur du fond pour les sortir par le côté jardin et les apporter en devant scène.
A écrire, c’est tout simple, voire évident.
A faire, c’est assommant, voire usant.
Après dix minutes de manipulations (ah oui, parce que j’ai oublié de préciser qu’il y a pas la hauteur sous barreau pour faire passer les panneaux des coulisses jardins à la scène, et qu’ils doivent donc être inclinés largement pour se glisser sous la barre qui traverse toute la largeur), Gérard et moi-même apportons fièrement le premier panneaux.
Le chef décors, après un vague regard (un peu rapide à mon goût), le répudie : trop large.
On apporte le suivant : trop court.
Un troisième : pas mal, mais y a une porte découpée au milieu qui va gêner.
Comme on en a plein les bras (surtout moi), avec Gérard, on demande une description succincte des panneaux désirés, histoire de pas tout trimbaler pour rien.
"Toute façon, faut tout sortir, parce qu’il faut réorganiser le rangement, laisser côté cour les "inexpoitables" et côté jardin les "à travailler"."
Eh … y a mal donne … c’est pas des p’tites mains qu’il vous fallait, c’est des gros bras !

Commentaires
Eh ben..sympa les dimanches avec toi dis donc

Et qui va venir te masser ton lumbago demain ?
T'es courageuse, pkdilles ! et dire que les jeunes comme moi, ça comate dans un lit... la honte !
joie de la polyvalence, société idéale !
Lui porte pas la poisse, Rana !!! Ce serait le bouquet !
J'ai pas de lumbago ... mais j'aurais adoré un massage
Gros bras ?? Ha, on parle le moi, la ...
8)