Que je te dresse un peu le décors : j’ai 15 ans, je suis en Floride, à Winter Haeven non loin de Cypress Garden (ravissant jardin botanique que je te conseille au passage, mais là n’est pas le propos).
Nous sommes en juillet, ambiance quelque peu tropicale (ça c’est pour expliquer que j’étais souvent aux toilettes, parce que je buvais beaucoup vu qu’il faisait chaud, très chaud même, et que donc forcément, ceci explique cela)
Donc, je suis aux toilettes, petite pièce contiguë (précision importante, tu vas comprendre)

Et c’est là que le drame commence :
il y a une mygale sur la porte des toilettes !
texte optionnel(Comment ça y a pas de mygale en Floride … bon une tarentule alors … comment ça c’est la même race ? mais tu m’enquiquines à la fin, une énorme araignée,
ça te va ça !)


texte optionnel











Le problème est le suivant, la porte des toilettes est … coulissante.
Donc pour sortir, il faut que je «dérange» l’énorme araignée qui est sur la porte, que si je fais coulisser la porte, l’araignée va «courir» et se jeter sur moi (qui ne peut pas courir, vu la taille de la pièce qui fait 2m2 à tout casser)… et me mordre sauvagement, forcément.
Mais en même temps, pas de sortie possible sans faire coulisser la porte.
Une seule solution, attendre que l’araignée daigne se déplacer à sa convenance (si possible pas vers moi) pour que je puisse bouger la porte sans risquer de l’affoler.

Résumons l’affaire : je suis prise en otage dans les toilettes par une énorme araignée. (J’ai la phobie des araignées, au cas où tu aurais pas saisi l’ampleur du drame)

J’ose pas appeler au secours, d’abord parce que j’ai le sens du ridicule, ensuite parce que j’en ai oublié tout mon américain.

Je suis là, agenouillée sur les toilettes (parce que sinon mes genoux frôlent la porte, et donc risqueraient d’être accessible au prédateur) à fixer l’ennemi, angoissée et dégoulinante (parce qu’y a pas la clim dans les toilettes, vu qu’on est pas censé y rester des heures non plus).

L’araignée reste campée sur ses positions.
Moi aussi ... fatalement.
Jusqu’au moment, ou un des autres occupants de la maison vient «toquer» à la porte (un besoin pressant sans doute). "Toc toc" qui a provoquer la fuite du preneur d’otage et la panique du dit otage (qui s’est, je dois l’avouer, traduit par un hurlement perçant).

Je crois que je n’ai pas, ce jour là, participer à la bonne image des françaises outre atlantique.

Bon, pour la suite du défi, je te raconte demain, parce que là, rien que de repenser à cette araignée, j’ai un malaise.