Tiens l’aut’jour … je venais de quitter DB à la gare (que on s’était levé aux aurores pour prendre le train pour Paris, et que j’avais la tête dans le cul), et j’étais pas au mieux de ma séduction, si j’puis m’permettre de m’exprimer ainsi.
Le genre, cheveux gras pas vraiment coiffés, pas maquillée, mal attifée, valises sous les yeux et le regard par vraiment vif : tout pour plaire quoi !

texte optionnelDans le métro, en route pour le bureau, je remarque que des mecs me fixent avec insistance.
Je m’doutais que j’avais une sale gueule, mais de là à provoquer une émeute, faut pas charrier non plus.
Je vérifie dans les vitres du métro, pas de nez rouge, pas de taches intempestives, pas de décolleté provoquant, la mine un peu défaite, mais rien de très grave.
Et pourtant, les regards appuyés persistent.

J’arrive à ma réunion de travail avec Attila, et au bout d’un quart d’heure de débat houleux sur un différent qui nous oppose, le voilà qui me lance :
«tu sais que tu es particulièrement jolie aujourd’hui ?». (si tu crois que tu vas me déstabiliser avec des reflexions du style, même pas en rêve bonhomme)

Moi je dis, les mecs sont bizarres.

Où alors, y a un truc avec les phéromones, un genre que tu dégages des effluves particulières quand tu viens de passer un WE en amoureux avec ton homme … je vois que ça !