Tiens par exemple, en bretagne, rien que les repas sont compliqués.
Il y a deux services, celui des enfants, suivi de celui des adultes. Jusque là, somme toute rien que de très classique, je te l’accorde
Les enfants prennent leur repas dans «les Communs».

Ah oui, parce qu’il faut que je t’explique qu’il y a deux bâtiments, la «Grande Maison» et «les Communs». Les enfants sont regroupés dans «les Communs» (sauf quand ils sont dans la «Grande Maison» parce qu’il n’y a pas assez de place dans «les Communs»), enfin bref, les repas des enfants se passent dans «les Communs».

Mais celui des adultes se fait du côté de la «Grande Maison» pour ne pas réveiller les enfants qui dorment (ben oui, les 2/3 sont couchés juste après les repas, que ce soit le soir ou pour la sieste, ce que certains parents considèrent comme une bénédiction, il faut bien l’avouer).

Le côté sympa c’est l’incessant ballet d’aller retour entre les deux maisons pour transporter les trucs qui manquent et qui sont justement de l’autre côté, (parce que, entre nous, ce serait tellement moins drôle de tout acheter en double)

tablejardin.jpg Donc les adultes se restaurent sur la table de jardin de la «Grande Maison» (après les histoires, câlins, bisous et accessoirement vaisselle du premier service).

Mais (et le mais est important), déjeuner sur la terrasse est impossible en été (vu la chaleur), donc la table (qui pèse son poids, il est utile de le préciser) et les chaises en plastiques blanches (une par personne, ça peut faire beaucoup), sont transportées à quelques mètres de là, sous le Saule Pleureur qui offre une ombre bienveillante à cette heure de la journée (plus un petit vent frais bienfaisant, va savoir pourquoi).

Sauf qu’il faut bien calculer, parce que le soleil bouge (j’espère qu’il ne sera pas utile de le démontrer ici et que chacun le prendra comme un postulat) et que suivant le temps pris par le service précédent (variable en fonction du menu plus ou moins apprécié, ou de la demande de câlin) l’ombre varie …
et oui !

Il faut donc anticiper … parce que, une fois la table mise, on ne peut plus la déplacer.

Et tu sais quoi ?  Le soir, sous le saule pleureur, il fait trop froid (considérant l’heure à laquelle les adultes réussissent à se mettre à table), il faut donc tout re-transporter sur la terrasse.

Les repas, par chez nous, sont une valse perpétuelle de table, chaises, vaisselles et plats en tout genre, entrecoupés de vas et viens incessants des mamans qui se meuvent au gré des «écoute-bébé». 

«Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué», j’te dis … c’est génétique !