Joséphine, l’auxiliaire administrative, se croit dans un self service.
En gros, elle bosse quand ça l’arrange.

Vendredi dernier, vers 16h30, elle se connecte sur MSN, et m’annonce qu’elle se tire à Pau où réside l’un de ses fils (qui a besoin d’elle (sic)),  et qu’elle ne sait pas quand « elle pourra revenir » (sachant qu’elle part en vacances demain pour trois semaines à Madagascar), et qu’elle laisse les clefs du bureau … au bureau (pratique quand on sait qu’il n’y a que deux personnes qui les ont ces clefs et que l’autre ne rentre de vacances que mardi soir).

Déjà qu’elle avait tendance depuis début juillet à prendre 3h pour déjeuner (ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour bosser quand tu arrives à 10h le matin et que tu commences dès 16h30 à ranger pour partir à 17h).


Gayluron, notre directeur artistique, c’est du même acabit, en pire peut être, puisqu’on ne sait pas exactement quand il daigne nous faire l’honneur de sa présence, et qu’à peine arrivé il annonce qu’il ne fait que passer … il avait trop chaud dans ce bureau, maintenant il a trop froid … de toute façon, y a personne à paris en ce moment … il va re-partir en vacances (il rentre de quinze jours d’absence) pour une dizaine de jours !


Lulu est rentrée mardi dernier, juste à temps pour croiser Hannibal qui partait pour trois semaines. Elle n’arrête pas de gémir qu’elle ne supporte plus l’ambiance, les gens, le stress … qu’elle va repartir en vacances.
Mais qu’elle reparte ! Moi c’est elle que je supporte plus !

Elle passe ses journées à m’appeler pour savoir si « IL » s’est manifesté (ah non alors, surtout pas, ses vacances à lui … ça me fait des vacances, à moi).
En attendant, elle manque d’efficacité totale, et tourne en rond, plaintive, et guettant une quelconque réaction de son portable.


Au boulot, en ce moment, c’est n’importe quoi !