Jusqu’à récemment je maîtrisais donc parfaitement toute émanation de gaz.

Mais je dois reconnaître que depuis quelques semaines (depuis le rétablissement de la continuité digestive, comme « y » disent, pour être plus exacte) je pète.


Déjà que je n’étais plus « jeune », maintenant je n’suis plus « bien » … j’espère au moins rester « femme », et même avec un peu de chance, devenir une vieille dame indigne.

 

Donc, avant … je pétais pas, depuis qu’ils m’ont retiré un gros bout de colon, je pète.

De là à conclure que mon centre de contrôle des gaz se situait justement dans ce bout là, il n’y a qu’un pas.

Toutefois, un peu marquée par mon éducation, je me dois de péter uniquement aux toilettes. Parce que péter, c’est déjà particulièrement mal venu, mais péter publiquement, c’est carrément inconvenant.

Je passe donc un temps non négligeable à me précipiter dans un lieu d’aisance pour me délester (j’aimerais pouvoir dire discrètement, mais j’en connais un qui serait plié de rire) de ces flatulences inopportunes.

 

Je ne sais si cet état de chose va perdurer ou tout au contraire disparaître avec mon complet rétablissement, mais en attendant … je pète allègrement.

Et tu sais quoi ? Péter un bon coup … ça soulage.