Quand le "pourquoi" ne m’effleure pas
Par Pkdille le vendredi 3 août 2007, 13:15 - Mon Cancer à moi - Lien permanent
Suite au billet d’Amandine qui s’interroge sur « pourquoi elle », je me demande aujourd’hui, pourquoi, pour moi, la question ne se pose pas.
Je ne me demande pas pourquoi ce foutu cancer m’est tombé dessus.
Je ne l’ai jamais pris comme une punition divine, un mauvais coup du sort, ou l’infortunée destinée.
C’était une épreuve de la vie, comme d’autres vicissitudes que j’ai du traverser, pas la pire, pas la moindre non plus.
Mais je ne me suis jamais questionnée sur le « pourquoi moi ? ».
C’était peut être du à une vie trop stressée, une alimentation mal adaptée, ou je ne sais quels excès …
C’était peut être écrit dans mes gènes, ou peut être pas, je le saurais prochainement.
Mais qu’importe, finalement. C’est arrivé, et voilà tout.
Je ne me sens ni coupable, ni victime.
J’en garde des traces indélébiles sur, et dans, mon corps.
Des cicatrices qui rappellent mes batailles, des mauvais souvenirs qui s’estompent déjà mais qui laissent des séquelles au quotidien qui ne guériront pas.
Malgré tout, je n’ai ni récriminations, ni sentiment d’injustice.
J’ai été mal et j’ai eu mal, et je ne répéterais jamais assez combien la pompe à morphine est mon amie. Mais je n’ai pas été malheureuse, tout au contraire. J’ai été rassasiée d’amour et j’ai appris à recevoir et à accepter l’affection qu’on me porte.
J’ai découvert aussi que je suis forte, et là je ne parle
pas de ma surcharge pondérale
, mais de résistance
et d’énergie.
Et même si aujourd’hui je n’ai pas encore la certitude d’être guérie, j’ai mûri de cette maladie, mon regard sur la vie a changé aussi : c’est peut être qu’il s’agit de survie.

Commentaires
le fort ne se perd pas en questions inutiles, il agit, réagit, s'adapte et en sort encore plus fort...
pour ma part la vraie force c'est ce que tu décris... survivre, en sortir bétonné et en refusant d'être une victime !
Peut-être que t'as mangé trop de saucisses ?
http://www.securite-alimentaire.pub...
http://www.medicms.be/voit22blog.ph...
Il y a en france plein de colorants alimentaires, autorisés dans les années 70 et dont on ne sait pas grand chose...
Parfois, aussi, la vie nous oblige à livrer des combats qu'on ne choisit pas, ou à affronter des évènements qui mettent tout par terre. Dans ce cas, rien ne sert de se poser des questions, il faut survivre, se relever et faire de sa faiblesse une force, comme tu le décris. Je comprends ça.
Je ne sais pas si c'est une question de force ou d'optimisme ou d'autre chose quand on est adulte. Si m'arrivait la même chose qu'à toi, PK, je ne sais pas comment je réagirais, est ce que je me dirais "pourquoi moi?". Je pense que tout dépend de ce à quoi on croit, dieu, la destinée, le hasard ou rien.
Par contre ,je ne peux pas adhérer complétement au comm de tsuki qui parle des forts. Peut être pour des adultes, mais pour des enfants. Si il devait arriver quelque chose à mon fils ou à mon bébé en arrivage, je crois que là, je me dirais "pourquoi lui?" et trouverais ça trop injuste et anormal.
Bref mon commentaire est un peu confus mais je dirais que tous les sentiments se comprennent. Et puis le "pourquoi moi" peut aussi être une forme de rebellion "pourquoi moi?" "toi la vie tu m'as choisi pour endurer cette merde et je vais te montrer que je ne plierais pas devant toi, tu t'es trompée d'adresse".
Effectivement ce qui ne te tue pas, te rend plus fort.
Tu ne te demandes pas pourquoi, et tu as bien raison. Tu réponds plutôt dans ton billet à la question: "Comment j'ai supporté cette épreuve?".
Il y a aussi ton humour sans faille qu'on peut retrouver en lisant tes billets sur le sujet.
Je ne sais pas comment je réagirai moi non plus si ça m'arrivait, mais ce que je sais par contre, c'est que je me souviendrais de ton exemple.
Merci Tsuki, Marie, Magali et Cribas de vos commentaires sur ce sujet ...
Mais je voudrais ajouter que je ne suis pas une sur-femme, et que si j'ai pu sur-vivre à tout ça, c'est grace à l'affection que j'ai reçu. L'humour ne suffit pas, l'amour y contribue.
être fort n'exclu pas d'avoir besoin d'aide, la force c'est aussi paradoxalement accepter ses moments de faiblesse...
comme le dit très justement mon leitmotiv : notre plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber mais de serelever à chaque fois que nous tombons
ah ce qu'il prait bien ce confucius :-p
Ahhhhhhhhhhh la fameuse question du " pourquoi moi ? " , je ne calculerais pas le nombre de fois ou je me la suis poser !
Au bout d'un moment n'ayant pas la reponse , et je crois que personne n'aura un jour la reponse je me suis concentré sur moi , sur lui , sur eux !
L'amour , ah oui l'amour contribue , aide , renforce .
Merci pour le lien pk
Marcher sur des parce que comme sur des pierres posées sur l'eau et avancer ,avancer jusqu'à l'autre rive . Bisous sur ta nouvelle rive , Pk , nous avons traversé avec toi sur tes pierres d"humour !
Je trouve tres bien cette attitude que tu as et qui est la mienne aussi ( ni coupable ni victime), apres la maladie rare et grave que j'ai eue (totalement paralysee) que je raconte dans un roman paru recemment (et dont je parle sur mon blog). On ne sort pas indemne de telles epreuves mais on regarde la vie davantage "en face" peut-etre ...
je pense pas qu'il faille (???) se poser la question "du pourquoi moi?" comme tu dis PK, ce sont des choses qui arrivent et j ai envie de dire comme ca, c est la faute a pas de bol...sauf que..pas de bol c est pas toujours evident. je m'explique.
j'ai eut la chance de ne pas avoir de maladie grave pour le moment, je touche du bois (quelqu'un sait d'ou ca sort ca??) mais une enfance pas forcement bonne non plus et au lieu de me dire "pourquoi moi" je me dis que c est juste un truc qu'on met en travers mon chemin (le "on" pfff je sais pas qui sait mais si je le chope) et mon but c'est de m'en sortir indemne.
le tres connu adage "ce qui ne me tue pas me rend plus fort" est vraiment juste.
faut pas se demander pourquoi mais plutot se dire "comment je vais faire pour passer par dessus ca", du coup on se creuse la tete, on evolue et on murit en apprenant !!
par moment j ai envie de dire que les personnes qui vivent une petite vie sans histoire doivent se faire chier !! meme si parfois on aimerait aussi décrocher
La question "Pourquoi moi ?", lorsqu'on la pose par rapport à Dieu, ne concerne que les croyants. Si on la pose par rapport à la vie on s'aperçoit qu'elle n'a pas de sens. C'était une réflexion idiote - de bon sens - philosophique de bazar - sans prétention [rayer les mentions inutiles]. En tout cas continue à cultiver ta résilience, déjà bien en place.
Je suppose qu'il n'y a en effet pas de réponse à cette question, je le suppose, et même, je l'espère.
Pourquoi moi ? Pourquoi un autre ? Pourquoi la maladie existe t'elle ? Autant de questions qu'il vaut mieux ne pas se poser puisqu'elles sont sans réponse.
Mais avec la maladie chacun bataille de son mieux avec les armes dont il dispose. Il y a des personnes plus faibles sans doute mais elles sont les premières à en souffrir, alors il ne faut pas leur jeter la pierre.
f�licitation, botre blog est super interessant
bonne continuaation les amis...
en qlq sotrte oui 10/10
vous avez raison, j avoue j ai jamais penser a ca
je deteste la pensee unique moi
ca jaime bcp surtout en ces temps ci
mon reve moi aussi
n oubliez pas que c est tout a fait normale, c est lere du net!!!!!!
beau parleur ton ami :))))
il est aux anges