Il s’appelait Pierre, et c’est douloureux de le conjuguer à l’imparfait.

Il a deux petits garçons de quelques mois,
qui ne connaîtront jamais leur père.

Je pense à sa femme, qui devra affronter la vie sans lui,
qui devra les élever sans lui.

 

Il est mort le jour de la Saint Amour.

 

Il me vient soudain comme l’énorme besoin de dire à mes proches combien je les aime.

Parce que la vie est ainsi,
qu’elle nous reprend les présents qu’elle nous a offerts.

Parce que le bonheur a le goût de l’éphémère.

Parce que le paradis n’est pas sur terre,
et qu’il faut parfois, des dons reçus, payer le prix.

 

Profiter de chaque instant des bons moments.

Emmagasiner du bonheur pour traverser les futurs malheurs.

 

Aujourd’hui, Pierre est parti.

Il a juste eu le temps de laisser deux enfants qui briseront l’oubli.